• La liberté des uns...

    s'arrête là où commence celle des autres...

     

    Ou Comment se faire casser les oreilles au bureau?

     

    Ou Comment j'ai arbitré entre deux patientes tandis que l'envie de les laisser s'écharper me tenaillait...

     

    Ou, moi j'dis, les malades, ce n'est plus ce que c'était ma bonne dame!!

     

    Alors, le service dans lequel je travaille, à défaut d'être calme, n'est pas très bruyant... A part les bip bip des machines ou des matelas à air qui se dérèglent... Les patients ne causent pas beaucoup... Ben oui, parfois faut choisir... Respirer ou parler... Bon, on ne leur laisse par forcément le choix mais c'est un autre débat...

     

    Cependant, mon bureau à moi toute seule... Il est trèèèès joli, bien caché au fond d'un couloir... (C'est pour tester le sens de l'orientation des familles)... Donc normalement,, je pourrais y être bieeennn tranquille.... Sauf que forcément, dans ce couloir là, les chambres sont réservées aux patients sortis de la phase critique...

     

    Et ce matin, elles étaient deux mes voisines...

     

    L'une, au premier abord dans l'incapacité d'être bruyante (à cause de sa canule de trach')... Et l'autre, musicienne, violoniste n'envisageant pas d'attendre la sortie pour poursuivre son entraînement vocal...

     

    Depuis quelques jours déjà, je connaissais l'enfer immense plaisir (ma langue a fourché ça arrive!) d'entendre les vociférations vocalise de notre chanteuse d'opérette une bonne partie de la journée... Ce qui avait pour effet de me faire fuir de mon bureau pour me retrancher dans les bureaux rassurants, amicaux, accueillants des docteurs...

     

    Mais ce matin, le bruit des chants a soudain été couvert par les "Z'amours" hautement intellectuels   passionnants, criards, de France 2...

     

    Le son des chants a lui aussi augmenté ... La son de la télé a suivi proportionnellement... Je suis sortie de ma chambre, de mon bureau... Juste à temps pour voir notre artiste entrer dans la chambre de notre fan de jeux et lui éteindre sa télé...

     

    Là, l'envie ET le besoin de confisquer la zapette de l'une et de bailloner l'autre se sont fait violents dans mon esprit...

     

    Heureusement, j'avais mis ma blouse blanche (ça me calme!)... J'ai pris mon air pincé... Avec le regard sévère qui fait peur même quand je ne veux pas... Et là, j'ai rappelé posement que nous étions dans un service hospitalier...

     

    L'une a fait valoir sa nécessité d'entrainer sa voix, l'autre sa surdité mise à mal par sa bruyante voisine... L'une braillait, l'autre écrivait...

     

    Mon côté maternel autoritaire a pris le dessus... J'ai renvoyé chacune des protagonistes a des activités moins sonores dans leurs chambres... Séparées bien entendus...

     

    Nannnméoooo, ça va suffire ce bazar!! J'ai du boulot MOI!


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