• De l'incompréhension des sentiments...

    Il est de ces sentiments qui nous prennent par surprise... On avait tout anticipé sauf... ça...

     

    Ca nous tombe sur le coin du nez sans prévenir et bien malgré nous...

     

    Mais surtout au moment où on est le plus vulnérable...

     

    Et puis ce sentiment si particulier, si inattendu et tant indésirable, il nous inspire une honte indicible... Avant de comprendre comment  et pourquoi il est né...

     

    Et puis un jour, on s'aperçoit que ce sentiment n'est que très commun et que seul un bon accompagnant sait qu'il est ressenti lors du décès d'un proche des suites d'une maladie...

     

    De la même façon, il vaut mieux téléphoner à sa copine qu'à son gynéco lorsqu'on est malade en début de grossesse... Parce qu'elle vous confirmera plus sûrement que OUI, la grossesse n'est pas forcément une sinécure et que oui, c'est pas toujours agréable d'être enceinte... Et que, quoiqu'en disent les mal-pensants, on peut aimer attendre notre bébé et ne pas apprécier l'état de grossesse... (ben non,ce n'est pas forcément joyeux de vomir, grossir et d'appeler à l'aide pour lacer ses baskets!)...

     

    Mais finalement, ce sentiment de honte qui nous envahit quand on s'aperçoit que porter la vie n'est pas toujours idyllique n'est rien à côté de la honte ressentie quand on est soulagé du décès d'un être aimé...

     

    Mal informé ou mal accompagné (voire pas du tout...) on se retrouve seul face à la culpabilité d'avoir souhaité la mort rapide de l'autre... Mais finalement, quand, pendant des jours, des mois, voire des années on a vécu dans l'angoisse du pire, quand arrive la mort, on a plus le temps d'avoir peur... Plus le temps de regretter...

     

    Et avant la douleur de la perte, de la prise de conscience de cette fin définitive, il n'y a que l'immense soulagement de ne plus être étouffé par l'angoisse...

    Suivi immédiatement de la honte... La honte de ne pas ressentir de la peine... Oh bien sur, on pleure,on pleure sur soi, on pleure de soulagement, on pleure de l'immensité des démarches à accomplir... Mais le mort, LUI, on le pleurera plus tard... Quand le vide apparaîtra... Quand le quotidien criera son absence... Quand son départ nous en laissera enfin le temps...

     

    Mais surtout, on a honte de lui survivre, lorsque... longtemps, on a pensé que sa mort nous anéantirait... Mais heureusement, la vie continue, avec ses joies, ses peines, son absence et le souvenir d'ELLE...

     

    Mesdames, n'oubliez pas que c'est le dépistage précoce qui nous sauve...


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